Compte rendu CAPA avancement d’échelon des certifiés le 27/3/19

L’ensemble des syndicats présents dénonce la réforme de la Fonction publique qui soustrait aux fonctionnaires l’assurance d’un emploi , généralise l’embauche des contractuels et annonce la disparition du paritarisme , ce qui prive les fonctionnaires de tout soutien lors des commissions statuant sur l’évolution de leur carrière .
Les syndicats s’élèvent également contre la loi dite de l’école de la confiance qui dans son article premier prive les enseignants de leur droit d’expression .
Concernant la CAPA avancement d’échelon des certifiés , les syndicats déplorent que seuls les avancements dits accélérés ( du 6ème au 7 ème échelon et du 8 ème au 9ème échelon ) fassent l’objet d’une communication de la part du rectorat aux organisations syndicales qui devraient être informées de l’avancement pour les autres échelons , même si celui-ci est automatique , afin de pouvoir éventuellement relever des erreurs.
Lors de cette CAPA , sur 117 agents promouvables au 7 ème échelon seuls 35 ont été promus ,et pour l’accès au 9ème échelon sur 184 promouvables seuls 55 ont été promus.
Les syndicats ont également regretté la disparité du nombre de promus entre les différentes disciplines , la multiplication des postes spécifiques académiques attribués à des contractuels sans raison valable, la baisse du nombre d’avis excellents au fur et à mesure que les professeurs avancent dans leur carrière ainsi que la baisse du nombre de professeurs promus au 11ème échelon .
Le SNALC  pour sa part réaffirme son opposition au PPCR dans le cadre duquel s’inscrit cette campagne d’avancement d’échelon des professeurs certifiés. En effet , elle ne fait que confirmer les nombreux écueils prévisibles du PPCR :
– ralentissement de l’avancement pour les professeurs qui étaient promus au grand choix
– salaire non revalorisé  pour les professeurs plusieurs fois admissibles à l’agrégation 
– ralentissement de l’avancement pour les professeurs désireux d’être inspectés à un rythme soutenu puisque le PPCR réduit considérablement l’accès des professeurs à leurs inspecteurs 
– rendez-vous de carrière trop peu nombreux 
– vide d’inspection après le 10 ème échelon
Outre ces écueils prévisibles , s’ajoutent des difficultés de gestion par l’administration du PPCR dont sont victimes les professeurs : des personnels étant éligibles à un rendez-vous de carrière et à qui l’administration avait annoncé ce rendez-vous , n’ont finalement pas pu en bénéficier , ce qui ne peut qu’être préjudiciable pour une majorité d’entre eux , l’accès à l’échelon supérieur en l’absence de rendez-vous de carrière ne sera en effet pas accordé au cours de cette CAPA à la totalité de ces professeurs .
Le SNALC tient cependant à remercier l’académie de Paris qui a accédé à sa demande de compensation du préjudice de vide d’inspection pour les professeurs arrivés au 10 ème échelon en relevant les avis de ces professeurs.
L’administration a apporté peu d’éléments de réponse aux problèmes soulevés.
– L’académie  de Paris se dit prête à continuer le dialogue social en dehors des commissions , mais on peut légitimement se demander comment !
-Le rectorat affirme qu’il veillera avec plus d’attention à l’équilibre des promotions entre les différentes disciplines.
-Le rectorat reconnaît que 30 % de promus parmi les professeurs promouvables n’est pas un chiffre  satisfaisant mais que c’est tout ce que leur permet leur budget.
-Concernant les 56 agents éligibles à un rendez-vous de carrière et n’en ayant pas bénéficié pour des problèmes de gestion du PPCR ( ! ) , il a été demandé aux inspecteurs d’émettre un avis valable uniquement pour cette compagne de promotion en se prononçant d’après l’ensemble de la carrière d’un professeur et en consultant son chef d’établissement  ( le résultat est très décevant puisque , compte tenu  des contingents de promotions extrêmement contraints , même les professeurs ayant obtenu un avis excellent n’ont pas tous pu être promus ! )
Kathy Turoche, commissaire paritaire pour les certifiés.