COMPTE RENDU DE LA CAPA AVANCEMENT D’ÉCHELON DES CERTIFIÉS DU 5 FÉVRIER 2018

Cette CAPA n’a concerné que le passage du 6ème au 7ème échelon ainsi que le passage du 8ème au 9ème échelon , les autres échelons faisant désormais l’objet d’un avancement après des rendez-vous de carrière dans le cadre du PPCR.

Lors du groupe de travail qui a précédé  de quelques jours cette commission , les organisations syndicales avaient pointé le problème du retard des inspections et donc de la notation pour  les collègues concernés par le passage aux échelons cités ci-dessus dont la dernière inspection était antérieure au 1er septembre 2013.

L’administration a annoncé en début de séance son accord pour appliquer aux enseignants  aux échelons 6 et 8 et n’ayant pas été inspectés depuis le 1er septembre 2013 l’augmentation moyenne de la progression des notes d’inspection des personnels inspectés en 2016-2017 , soit trois points supplémentaires.

Les organisations syndicales ont soulevé le problème des disparités de fréquence entre les différentes disciplines dans le calendrier de visites des différentes inspections.

Il existe également une disparité des notes pour des appréciations similaires entre différentes disciplines et différentes académies.

Les syndicats ont insisté sur le fait qu’avec le gel prolongé du point d’indice et la non compensation dans les faits de la hausse de la CSG ( à l’inverse de ce qu’avait annoncé le gouvernement ) les professeurs perdront encore du pouvoir d’achat.

Pour le SNALC, s’ajoute à cela le fait que le PPCR ne permet pas de revalorisation salariale significative ( les agrégés et professeurs promus au grand choix n’y gagnent même rien du tout ) , ce qui paupérise encore le métier de professeur et freine  la participation des candidats les mieux qualifiés aux concours de l’enseignement .

Les syndicats s’élèvent contre le rétablissement du jour de carence qui ne pénalise que les professeurs peu absents .

Les syndicats s’inquiètent du plan volontaire de départ à la retraite pour la fonction publique prévu par le gouvernement qui se traduira par la suppression de 54 postes dans l’académie de Paris l’an prochain , ainsi que de la diminution des postes à pourvoir aux concours d’enseignement en vue sans doute de la réduction des postes qu’entraînera  sûrement la réforme du lycée. Dans le même temps en revanche le gouvernement envisage d’augmenter le recours aux contractuels, professeurs dont les compétences n’ont pas été validées par un  concours et à qui on retire le moindre avantage social !

Les  organisations syndicales constatent que seuls les professeurs qui se situent dans les petits échelons avancent relativement rapidement et se demandent si l’objectif du PPCR n’est pas uniquement de rallonger les carrières sans payer davantage les professeurs.

En outre, les organisations syndicales déplorent que le PPCR rende possible l’ évaluation des professeurs sur des missions qui ne sont pas liées strictement au métier d’enseignant.

Le SNALC souligne que le PPCR ne comprend pas assez de rendez-vous de carrière ce qui est le cas particulièrement pour les professeurs arrivés au 10 ème échelon  qui ne pourront plus prétendre à une inspection jusqu’à leur promotion à la hors classe , promotion ralentie du fait du nombre élevé de professeurs en fin de carrière dans l’académie de Paris !

De ce fait, le SNALC demande qu’il y ait au moins  un rattrapage de points aux 10 ème et 11 ème échelons pour les professeurs ayant de bonnes ou très bonnes appréciations et dont la note n’est pas dans la moyenne de ces échelons.

Par ailleurs , le SNALC  s’oppose à la concertation qu’exige le PPCR  après un rendez-vous de carrière entre le chef d’établissement et l’inspecteur car leur appréciation respective  du mérite des professeurs peut s’en trouver altérée au détriment des professeurs.

Enfin , le SNALC soulève un point qui concerne l’avancement de carrière des professeurs agrégés et certifiés dans le cadre du PPCR  et  dont il aura l’occasion de reparler lors des réunions relatives à  l’accès à  la nouvelle classe exceptionnelle : il existe une inégalité de traitement entre les professeurs ayant travaillé dans des établissements difficiles mais étiquetés comme tels et qui bénéficieront d’avantages à ce titre et les professeurs ayant travaillé dans des établissements difficiles mais non étiquetés ZEP ou REP par exemple , qui n’ont eu aucun avantage lié à l’exercice dans ces établissements( pas d’aménagements comme la  réduction des effectifs et l’augmentation de l’encadrement des élèves , pas de primes non plus ) et pour lesquels les années passées dans ces établissements ne seront aucunement comptabilisées pour l’avancement de leur carrière !

Par conséquent le SNALC et FO demandent l’abandon du PPCR.

Réponses de l’administration :

– A partir du 10 ème échelon on peut demander une inspection mais elle passera après les inspections prévues par le PPCR et elle ne sera pas notée. Par contre elle pourra donner lieu à un changement d’avis . Le problème des professeurs arrivés au 10 ème échelon est en attente d’un cadrage national et les inspecteurs vont se pencher sur la question.

– Il est vrai qu’il y aura une diminution des postes dans le secondaire mais ils ont augmenté l’an dernier.

– les départs volontaires ne devraient pas concerner beaucoup de collègues car peu d’entre eux les acceptent  sauf ceux ayant un projet professionnel précis.

– l’administration reconnaît que le PPCR permet de diminuer l’avancement au mérite et que pour les autres problèmes soulevés  liés au PPCR il faudra faire un bilan de celui-ci.